Sylvie Loutre | La brièveté de la vie est un moteur- Sénèque.
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— La brièveté de la vie est un moteur- Sénèque.

Comment être nos propres contemporains?

Comment comprendre, incarner, être ce qui est en train de se passer?

Pourquoi j’en parle

Parce que j’ai ce sentiment de vertige, comme quand on regarde la nuit, le ciel et qu’on s’interroge sur notre place dans le cosmos.Je suis saisie d’un sentiment d’urgence. Notre génération est à la croisée des chemins, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.

L’équation est simple ;

En abscisse : la diminution des ressources.

En ordonnée : l’augmentation de la population.

En transversale : la croissance des inégalités

Quelques clés.
  • Les ressources effectives dont nous disposons diminuent et vont continuer à diminuer d’une façon drastique. Ce phénomène a deux causes principales distinctes mais liées : d’une part le capital de ressources décroît et d’autre part notre aptitude à en disposer diminue aussi
  • Nous étions 2,5 milliards en 1950.  Nous avons franchi le cap des 5 milliards du côté de 1987/1988. Nous sommes à 7,2 milliards fin 2014, et le chiffre de 9,5 à 10 milliards pour 2050 est désormais une hypothèse moyenne.
  • Les travaux de Stiglitz, de Piketty et de Rosanvallon en témoignent. Celui de Stiglitz, Prix Nobel d’économie de 2001, commence par une phrase du genre : L’un des aspects les plus sinistres de l’économie de marché est l’inégalité massive et croissante qui effiloche le tissu social américain et la viabilité économique du pays.

Il détaille ensuite le cas des  1 % qui ont accaparé plus de 65 % de l’accroissement du revenu national.

Le travail de Piketty infirme la fameuse courbe de Kuznets, qui proposait dans les années 50 le conte de fées – le mot est de Thomas Piketty – selon lequel le développement économique s’accompagnait automatiquement d’une réduction des inégalités. Il montre comment la concentration des revenus des années 2000/2010 A retrouvé le niveau record des années 1910/1920, années qui ont été le prélude à tous les totalitarismes.

En quoi cela parle de nous ?

Parce qu’il est urgent de devenir des entrepreneurs et des acteurs du changement ; le devenir vraiment.Trouver en nous l’énergie, le désir et les capacités à nous débarrasser de nos fonctionnements automatiques.Pour pouvoir construire un avenir commun, il faut commencer par arrêter d’être dans le déni, s’inspirer, ouvrir les champs de réflexion pour transformer,

Prendre le temps de l’introspection- faire le point. Reprendre le chronomètre de sa vie et prendre conscience de « quoi changer pour faire quoi ».

Et entreprendre. Tester, expérimenter, mettre en pratique.

A quoi je nous invite ?

A ne pas être patient. Le changement culturel est trop lent.

C’est par l’économique et le politique qu’il nous faut passer.

La transformation viendra des entrepreneurs. La pédagogie est à faire par le politique.

Sylvie Loutre
contact@sylvie-loutre.fr