L’ésotérisme versus l’exotérisme.

L’ésotérisme vient du grec esoterikos, intérieur, d’où l’idée de faire entrer, de passer de l’extérieur à l’intérieur (exotérique -> ésotérique) d’où se dévoilent des vérités cachées. 

On peut parler avec l’ésotérisme de deux aspects, de deux antithèses, l’extérieur et l’intérieur, l’os et la moelle, l’écorce et le noyau, l’évident et le caché, la lettre et l’esprit des choses.

L’ésotérisme cherche des réponses aux 3 questions fondamentales, d’où venons nous, qui sommes nous, où allons nous ?

Ce concept hiérarchise 2 niveaux d’enseignement.

> L’ésotérisme est au delà de toute forme dogmatique ( le dogme réunit les normes sociales , le caractère moral et social d’une religion ). C’est pour le cherchant une démarche d’ouverture vers l’universalité, une recherche de connaissance de soi, en approche pour certains d’un principe spirituel.

Il permet d’appréhender la conjonction des opposés, ou les contradictions se résorbent en complémentarité (le « tiers » absent ou le tiers inclus).

> L’ésotérisme réfère à ce qui est « caché ». Ce qui est appelé «secret» dans l’ésotérisme est appelé « mystère » dans les religions. Ainsi la Kabbale est l’ésotérisme du judaïsme, l’Hesichasme l’ésotérisme du christianisme et le Soufisme celui de l’Islam.

L’ésotérisme poursuit une quête de libération, par réunification à « l’unité » principielle. Il se vit dans le partage, avec d’autres « cherchant » qui s’inscrivent dans une tradition. Il y en a plusieurs, les symboliques, l’alchimie, la gnose en sont des chapitres.