La RSE ? Oui c’est important pour la communication, mais c’est clairement insuffisant.

Définie par la commission européenne comme l’intégration volontaire par les entreprises des préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes. Elle est la contribution des entreprises aux enjeux de développement maîtrisé  pour s’adapter aux transformations écologiques et sociales qui caractérisent notre époque.

Quand elle est intégrée, la RSE est une dynamique qui développe des initiatives, qui donne des labels qui sont une source d’attractivité, mais rarement elle transforme  le cœur business de l’entreprise

 «  La plasticité du capitalisme a parfaitement assimilé les codes de la RSE pour mieux la vider de sa substance et la maintenir en marge des fonctions régaliennes et de l’outil de production, loin des conseils d’administrations où sont discutés les mécanismes profonds de création et de partage de la valeur. Rares sont donc les entreprises , et plus précisément les dirigeants ; qui sont allés dans le sens d’une véritable transformation de leurs modèles économiques et de leur gouvernance ».

Geneviève Ferone ( https://www.entreprisesamission.org/team-showcase/genevieve-ferone-creuzet/)
Alors comment faire pour que la RSE agisse comme une prise de conscience, avec un avant et un après ? Avec des collaborateurs impliqués et des décideurs convaincus et qui montrent l’exemple.
LES LEVIERS.

– La conviction personnelle des dirigeants est le levier principal. L’exemplarité et l’incarnation de la démarche RSE, par le top management est un pré requis indispensable.

– Les bénéfices « internes » sont davantage perçus que les bénéfices « business ». Accroitre le bien-être et l’implication des collaborateurs, améliorer la réputation et la marque employeur, fidéliser, devancent la capacité à développer de nouvelles offres, se différencier, développer une stratégie de l’offre et capter des clients nouveaux, etc. ( Source étude OPIIEC*).

– Montrer l’exemple, «  Faire ce qu’on dit «  et « Dire ce qu’on fait ». Pour être crédible il est évidemment nécessaire d’incarner et de s’appliquer ce que l’on prescrit ( partage de la valeur, autolimitation, gouvernance plus ouverte, organisation apprenante…).

– Rendre visible l’engagement.

#1 Poser un cadre. Référentiel RSE, gouvernance RSE, et intégration des sujets à impacts au cœur des instances de l’entreprise.

#2 Impliquer, embarquer ! Sensibiliser, outiller, former accompagner, valoriser.

#3 Agir avec les parties prenantes. Prendre des positions, afficher une vision. Dialoguer, et travailler pour coopérer et changer les manières de faire.

– Un management intermédiaire aux manettes, associé à l’élaboration du plan d’actions, et informé en continu (engagements, plan d’actions, suivi des indicateurs). Formé aux enjeux, et à l’animation agile pour embarquer les équipes. Du temps dédié et des moyens pour soutenir l’implication.

Les canaux d’information à privilégier (source étude AUDENCIA**)
  • #1 Des documents mis à disposition ( cadre, référentiel, stratégie d’engagement..).
  • #2 Des réunions d’information.
  • #3La gouvernance RSE de l’entreprise.
Les attentes des équipes pour s’engager.
  • #1 Du temps dédié pour s’investir sur le temps de travail.
  • #2 de l’intégration de la RSE dans leur activité/métier au quotidien.
  • #3 Du soutien de leur manager et de la Direction.
Les attentes des collaborateur.trices vis à vis des équipes RSE
  • #1 De la sensibilisation et de la formation aux enjeux en lien avec l’activité de l ‘entreprise.
  • #2 La mise en place d’indicateurs de pilotage et de suivi. Une communication régulière de l’avancement.
  • #3 Des groupes de travail pour mettre en œuvre le plan d’actions ( sur la base du volontariat et de l’ouverture).

Pour faire face à tous ces enjeux, et déployer les leviers de transformation, cela demande des changements de vision. J’ai la conviction que pour faire de ces démarches RSE, un ferment dans la pâte pour transformer positivement et durablement, il est juste de partir de la réalité vécue de l’entreprise. Avant d’entrer dans un processus d’analyse des critères (ODD, ISO 26000, B corp …) il est stratégique de préparer la gouvernance à intégrer la RSE dans le cœur business de l’entreprise, d’ouvrir la conscience des dirigeants pour revisiter la stratégie avec une finalité qui dépasse la croissance et qui devient la pérennité.

            La conviction des dirigeants (DG et CODIR) est la clef de voute d’une transformation réussie. Pour embarquer les collaborateurs, booster l’énergie individuelle et collective, et engager l’entreprise vers de nouveaux courants d’affaires, il est nécessaire de travailler en amont avec la gouvernance et de donner le meilleur du CODIR.

J’ai développé un parcours d’accompagnement, préparatoire au déploiement d’une stratégie RSE pour répondre à ce besoin. C’est une étape qui est souvent négligée ou écourtée. Alors qu’elle est le socle d’un réel engagement vers la transformation à but écologique et sociétal.
“Montrer l’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul” – Gandhi.

*L’OPIIEC est l’observatoire prospectif des métiers du Numérique, de l’Ingénierie, des Etudes et du Conseil. Au service des entreprises de prestations intellectuelles qui ont en commun une forme d’agilité, il accompagne les acteurs économiques au coeur de leurs transformations technologiques, sociétales. 

**AUDENCIA, chaire impact positif. Etude «  Transformation durable de l’entreporise, stratégie RSE : Comment embarquer en interne & dans la durée ». Etude menée auprès de 432 répondants, dirigeants ou salariés. 01/2024